Mamadou et le continent des promesses

L’Afrique, berceau de l’humanité, et toujours victime des a priori ! Ce spectacle tous publics Mamadou et le Continent des Promesses est une contribution à une meilleure compréhension de cette terre lointaine et fascinante, vue sous l’angle problématique de l’immigration.

Un dispositif à plans multiples : en hauteur, un théâtre d’ombres permet des apparitions féeriques de l’Afrique idéale. En bas, les marionnettes et leurs manipulateurs-partenaires exhibent l’Afrique réelle dans des séquences de chair, d’os, de bois et de carton, empreintes d’angoisse, de violence, d’émotion, mais aussi d’humour, de burlesque et de magie. Des allées et venues permanentes entre rêve et réalité, poésie et brutalité, joie et souffrance, dans ce tourbillon, débridé ou apaisé, que l’art de la marionnette implique.

De nombreux personnages : Mamadou, le pur, l’intègre. L’Entité, l’ambivalente. L’étoile Sirius, la transcendante. Les Occidentaux, bienveillants, ou pressés. Et bien d’autres…

Une création in situ : Florence Moinerie et Aziz Ennejmy ont fait émerger ce texte du terreau marocain, à Essaouira, ville aux traditions culturelles bien ancrées. Baba Diabaté, griot malien, musicien et chanteur, grâce aux accords et aux cadences de ses musiques authentiques, propulse sur le plateau l’Afrique profonde, expurgée des recréations occidentales. Jacques Macé, passionné de langues et de cultures, imprime à la mise en scène la marque de son humanisme.

Résumé : Mamadou, après avoir traversé la Mauritanie et le Maroc et échappé à la mort de justesse, débarque en Europe. Parvenu en France, il n’a qu’une idée en tête : travailler, afin d’envoyer de l’argent à sa famille restée au pays. Mais sa bonne volonté, celle de fonctionnaires bienveillants et celle d’une Française tombée amoureuse de lui, se heurteront à la duplicité d’individus moins vertueux, moins purs et moins honnêtes que lui.